La liste des choses que j’aime #2

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  • Encore et toujours, les petits déjeuners avec les copines avant d’aller travailler. C’est très Sex and the City 😉
  • Ma journée de ski de l’année. Entre brouillard et soleil, poudreuse et bouillasse, ivresse et la vitesse et courbatures.
  • Quand Lisa du groupe Elephant a liké un article du blog. J’ai cru fondre.
  • La Terre Des Mensonges, d’Anne B. Ragde, premier livre d’un trilogie norvégienne sur une famille un peu décousue et dont les secrets se révèlent au fur et à mesure.
  • Le ciel aux couleurs pantone 2016 sur la montagne juste avant le coucher de soleil.

 

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  • Le soleil inattendu de 10h. Quand la journée a commencé par la pluie, que t’es déjà un peu résigné, et qu’au détour de la matinée, il arrive et réchauffe tout sur son passage.
  • La soupe aux raviolis à la crevette du restau chinois trop cool dans le 13e. Mais je ne sais plus comment il s’appelle.

 

 

Et toi, qu’est-ce qui rend tes journées trop cool ?

 

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Le moment où tout est possible

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Il y a ce moment le soir, souvent entre 20 et 21h, quand je rentre du boulot et que je marche entre le métro et chez moi. Ce sont 10 petites minutes où, dans la morsure du froid et de la nuit, ma tête se remplit de projets, d’envies, d’idées… Je laisse mon esprit vagabonder, penser à tout ce que je veux faire le lendemain, ce que j’ai accompli dans la journée, remettre en place les idées que ça m’a donné. A ce moment, la journée s’achève et il n’y a plus vraiment de place ni de temps pour commencer quoi que ce soit…

Mais j’ai l’impression que tout est possible.

Et j’aime bien.

Et toi, c’est quoi tes moments préférés de la journée ?

Ouvrier Du Regard – Coup de coeur photographique

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Je suis allée voir l’exposition Ouvrier du regard sur l’oeuvre photographique de Fançois Kollar la semaine dernière.

Je crois que j’aurais pu passer des heures dans les galeries à regarder ces images d’un temps que je n’ai pas connu, mais pour lequel je suis éprise d’une grande nostalgie.

Ce n’était surement pas facile facile la vie dans les années 30, la condition ouvrière ne fait pas particulièrement rêver, et il me parait difficile d’imaginer transposer ma vie dans cette époque. Mais il se dégage de ces clichés une grande force, et surtout, une force de l’humain. Parce que Kollar a réalisé une multitude de clichés sur le sujet La France travaille, il a silloné la France pour aller à la rencontre des ouvriers et immortaliser leur travail, leurs gestes, leur rapport aux machines, et c’est autrement plus impressionnant qu’un homme moderne derrière son écran d’ordinateur.

 

Aujourd’hui, à coup de modèles photoshoppés, de diktats toujours plus improbables les uns que les autres, de cette omniprésence de la technologie qui malgré toutes les possibilités qu’elle apporte, me parait un peu castratrice, j’ai l’impression que l’humanité s’est un peu perdue. Tout s’est complexifié, ça me semble dommage.

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J’aimerais connaître la vie comme elle était avant tout ce progrès.
J’aimerais me promener dans les rues du Paris des années 30.
J’aimerais voir la Haute Savoie plus sauvage, quand la nature avait encore un peu le dessus et qu’il fallait s’adapter à son rythme et non l’inverse.
J’aurais voulu suivre François Kollar dans ses périgrinations.

Alors franchement, si toi aussi, tu aimes les témoins et vestiges du passé, va voir l’exposition sur Kollar. Tu auras l’occasion de voir un cliché d’une femme qui skie en combinaison tricotée, de voir des hommes un peu burinés travailler l’acier, le charbon et le lin, mais ce n’est pas tout. Parce que le clou du spectacle, c’est que la femme de François Kollar s’appelait Fernande Papillon, et qu’ensemble, ils avaient l’air super fun 😉

Ouvrier du regard, François Kollar
Exposition à la galerie du Jeu de Paume
1 Place de la Concorde
75008 Paris
du 9 février au 22 mai 2016

(Et aussi, y’a l’exposition sur Helena Almeida qui est chouette. C’était un peu conceptuel pour ma grand-mère, mais moi j’ai beaucoup aimé. C’est en même temps que François Kollar, et voir les deux à la suite, c’est ce que j’appelle une bonne journée au Musée )

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Tu sais que tu vieillis quand…

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– Tu n’as plus envie d’acheter tes meubles chez Ikea.

Même si c’est joli Ikea. Mais ça te rappelle surtout l’étagère Billy et la table en carton à 5€ que tu as trainés dans tous tes apparts. Et puis, pour commencer, tu as envie d’acheter des meubles, choses impensable quand tu étais étudiant. Le bon coin et ebay étaient tes meilleurs amis, aujourd’hui, tu lorgnes un peu plus du côté de chez fleux et made.com.
Même si t’as toujours pas vraiment les moyens.

– Tu achètes du vin chez un caviste.

Déjà, parce que c’est la porte à côté de ton immeuble. Ca aide. Mais aussi parce que le côte du rhône à 3€ du franprix, c’est plus possible.
Ton palais se sent insulté.

– Tu te dis que tu devrais quand même boire un peu moins.

Parce que même si c’est super sympa d’aller s’enfiler des verres de vin au bar du coin avec ta BFF, ben y’a boulot demain. Et le surlendemain.
Et toute la semaine en fait, et ta productivité s’en voit affaiblie.
Et que c’est pas très healthy tout ça.
Ca commence à te déranger.

– Tu achètes des fleurs pour ta maison.

T’avais jamais saisi le potentiel des fleurs jusqu’à présent, parce qu’étant une denrée périssable qui ne se mange a priori pas, c’était juste de l’argent gaspillé.
Aujourd’hui, c’est de la bonne humeur et du bien être en pot.

– Tu fais tes courses alimentaires à 21h30 au carrefour market.

Ca t’es déjà arrivé mille fois ça. Mais maintenant, c’est quand tu sors du boulot. Et tu a ce regard plein de compassion sur tous les étudiants qui dévalisent le rayon alcool pendant que toi, tu te demandes avec quel condiment marier ta salade.
Et ça fait une sacrée différence.

– Tu t’interroges sur quel type d’assiettes tu veux dans ta cuisine.

Ou alors tu lorgnes sur du papier peint. Et tes favoris google, c’est principalement Castorama et Etsy. Parce que clairement, la déco, c’est TA priorité absolue.
Et tu ne comprends pas que ce ne soit pas pareil pour les autres.

– Tu es prête à débourser 30€ pour un anti cernes.

Et t’es ravie en plus. Et t’en profites aussi pour acheter un beauty blender et un pinceau à fard. Parce que maintenant,
de 1)- tu sais ce que c’est qu’un beauty blender (et non, ce n’est pas un mixeur)
et que de 2)- tu sais t’en servir.

– Tu n’attends plus le dernier métro pour rentrer de soirée si t’en as marre. Tu prends un Uber.

Même si au fond t’as pas vraiment les moyens.
Mais le sommeil c’est sacré.
Et on n’a plus l’âge de s’emmerder.

– Tu te dis que t’as bientôt 30 ans, et t’as même pas peur.

Parce que tu repenses à ta vie quand t’avais 20 ans, et tu te dis que c’est quand même vachement mieux maintenant. Même si t’arrives pas trop trop à perdre les 3 kilos que les années ont déposé sur tes hanches. Tu fais du 38 maintenant, c’est pas ce que t’avais prévu mais c’est comme ça.

Et toi, qu’est-ce qui te fait te sentir vieux ?

Et si t’es jeune, ça te fait peur un peu cet aperçu de ton avenir,
ou t’es plutôt chill à cet égard ?

La liste des choses que j’aime #1

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– Le mec devant moi dans les couloirs du métro qui retient la porte du tourniquet de sortie pour que je ne me la prenne pas dans la figure. Et qui me sourit.

– Être réveillée par un rayon de soleil à travers ma fenêtre au volet cassé, un matin de février

– La vidéo de Solange sur Youtube pour dire je t’aime. Et celle sur les coeurs brisés aussi.

– Prendre le petit déjeuner en terrasse avant d’aller travailler.

– Terminer ma to do list de la journée avant 19h. Et si jamais je la finis à 22h je suis contente aussi, parce que je sais que je vais passer une soirée tranquille.

– Relever des petits défis. Ce mois-ci, c’est bien me démaquiller le visage chaque soir. Eh ouais, le bonheur est bien peu de choses.

– La bougie au Cèdre Blanc de chez Muji.

– Préparer au moins trois repas à l’avance et du coup, être tranquille sans me poser de questions pour le reste de la semaine.

– Les expressions et mots désuets. Comme « au top du hip hop » et à « à brule pourpoint »

Et toi, qu’est-ce qui te fait sourire en ce moment ?

La robe de Mariah Carey

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Je ne sais pas à quel moment j’ai pu sérieusement croire
que j’aurais beaucoup d’occasions de porter cette robe à paillettes dorées, 
mais elle et moi, on s’entend à merveille.

Et toi, tu fais des folies parfois comme ça, juste parce que « sur le coup, ça paraissait être une bonne idée » ?

Edit : Je l’ai portée quand même cette robe. Un peu.

Cet article fait partie des Vestiges Du Passé, parce qu’initialement, il a été posté ici, mais que je l’aimais trop. WE LEAVE NO MAN BEHIND.

RAGE – La Liste Des Choses Qui M’énervent.

Il y a tant de choses qui m’énervent.
Je viens aujourd’hui pour vous faire part de cette liste absolument non exhaustive, même si vous n’avez absolument rien demandé.

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Ca m’énerve d’être capable de faire mille fois le même trajet en me trompant toujours de direction à la même intersection.

Ca m’énerve, de ne pas réussir à me forcer à prendre rendez-vous chez la dermato. Et le dentiste. Et le médecin.

Ca m’énerve, de marcher dans la flaque de la salle de bain, celle à côté de la douche, juste après avoir mis mes chaussettes.

Ca m’énerve, de ne pas assez assumer mes goûts et mes choix.

Ca m’énerve, de ne pas me souvenir d’un mot que je l’ai sur le bout de la langue et qui en plus, n’a a priori aucune importance vitale. Ca me rend folle, littéralement. (et donc, après investigation, un pantalon de pêcheur constitué de bottes et de pantalon réunis, ça s’appelle un wader.)

Ca m’énerve, quand après une soirée où j’ai trop bu, je me rappelle de ce que j’ai pu dire, et que je me dis que je n’aurais jamais du me laisser aller comme ça.

Ca m’énerve, quand les gens dans le métro appuient l’intégralité de leur corps contre la barre pour ne pas tomber. Et que toi, du coup, t’es obligé de te contorsionner pour trouver une place pour ta main sans les toucher (parce que soyons honnêtes, toucher les autres dans le métro, c’est dégoutant.)

Ca m’énerve, de n’avoir de la répartie qu’entre 3 et 5h du matin, dans mon lit et surtout, toute seule.

Ca m’énerve, les gens qui ne savent jamais ce qu’ils veulent.

Ca m’énerve, de croire qu’il reste une compote pomme châtaigne dans le frigo, alors qu’en fait ben… non. Y’a plus rien à manger à part de la soupe moisie.

Ca m’énerve, le mascara qui dégouline dans les ridules sous les yeux, ou qui fait des tâches sur le fard à paupière appliqué avec amour et soin à peine 30 secondes plus tôt. Et que t’es déjà en retard, mais que selon ton nouveau mantra, « Mieux vaut arriver en retard que moche »

Ca m’énerve, de croire toujours aux mêmes bêtises, avec toujours cette même candide naïveté.

Ca m’énerve, quand j’ai super envie de dessiner, mais que je n’ai pas d’idées.

Ca m’énerve, quand malgré tous mes efforts et toutes mes précautions, j’arrive encore à flinguer mes vêtements blancs.

Ca m’énerve, d’être ultra motivée pour la journée suivante, quand je rentre chez moi le soir, et de me retrouver complètement dénuée de cette motivation une fois le matin venu.

Ca m’énerve, de faire des fautes d’orthographes. Et qu’on me le fasse remarquer, avec ce petit air moqueur, l’air de dire : « Madame grammar nazi, vous n’êtes qu’humaine après tout. »

Ca m’énerve, quand mes parents me disent qu’il passent leur week-end à skier sous un soleil éclatant alors que je m’apprête à rester dans la grisaille parisienne pour les mois à venir.

Ca m’énerve, de me faire insulter parce que je ne réponds pas au charmant « hey mad’moiselle ! » du paumé de l’angle de la rue de Lyon et de l’avenue Ledru Rollin, à 21h un samedi soir.

Ca m’énerve, quand je fais mon possible pour choisir et peser mes mots, mais qu’ils sont mal interprétés.

Ca m’énerve, quand on me demande si je suis dispo pour boire un verre, que je dis oui, et qu’on ne me répond plus après.

Ca m’énerve, de filer mon collant le jour où je l’achète.

Ca m’énerve, de ne pas avoir assez de force de caractère pour ne pas dépenser tout mon argent dès que je croise une jolie vitrine. Et de devoir galérer pendant des semaines après. Avec ma soupe moisie du coup.

Ca me met carrément en colère, de me rendre compte que je suis la seule responsable si je me retrouve dans des situations toutes pourries.

Et toi, qu’est-ce qui t’énerve ?

Cet article fait partie des Vestiges Du Passé, parce qu’initialement, il a été posté ici, mais que je l’aimais trop. WE LEAVE NO MEN BEHIND.

They say an end can be a start_

Mon vieil ami l’ancien Blog,

Je sais, on s’était dit que toi et moi, c’était pour la vie.
On s’est promis mille et une choses, on a grandi tous les deux et je chérirai toujours avec une infinie tendresse ces six années passées ensemble.

Tu as été le témoin des temps forts de ma vie, tu as su m’aider à me dévoiler, mais aussi à passer sous silence certaines choses qui n’avaient pas besoin d’être mises en avant.

Je n’en serais jamais arrivée là où je suis sans toi.
Et je ne renie rien de notre histoire.
Et je me nourrirais toujours ce qui nous a construit.
Tu fais partie de mon ADN.
Et si j’ai envie de nouvelles choses aujourd’hui, c’est aussi parce que tu m’as permis de voir que c’était possible. Tu as été ma fenêtre sur le monde, et pour ça, je t’en serais éternellement reconnaissante.

Si aujourd’hui je pars, ce n’est pas parce que je ne t’aime plus.
Ni même que je t’en veux.
Je suis juste autre désormais. Et on ne se convient plus.

Ne sois pas en colère. Il ne prend pas ta place.
Nous commencons juste une nouvelle histoire.

Prends soin de toi

Juliette