[ Récit du quotidien ] – Je ne sais pas gérer mon frigo

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Ceci est un vestige du passé, une ancienne illustration retrouvée aux détours des internets, qui se prêtait plutôt bien au thème finalement.

Je ne sais pas gérer mon frigo.

C’est un gros problème ça tu sais, parce que du coup je me nourris mal.

C’est comme s’il n’y avait pas de juste milieu entre vide intersidéral et surpopulation étouffante dans cet éco système qui régit ma cuisine.

C’est sûrement parce que je n’aime pas faire les courses.
Parce que la vie est trop chère et que je préfère aller boire des coups et aller au resto.
Et que j’ai un peu la flemme aussi.
Déjà que je replie mon canapé lit tous les matins, il ne faut peut-être pas trop en attendre non plus.

Mais par moments, je me dis qu’il est temps de me prendre en main.

Alors je vais au carrefour en bas de ma rue, armée de mon sac réutilisable et d’une liste faite un peu à la va vite parce qu’on ne sait jamais ce qu’on va acheter avant d’être dans les rayons et je pars en mission réhabilitation du réfrigérateur.

J’achète des produits cools, je joue à la grande, celle qui fait super attention à manger des choses saines et de qualité parce qu’on ne badine pas avec la nourriture, je flâne dans les rayons, j’imagine les plats dont je pourrais me sustenter et me délecter et pour peu que j’ai déjà faim à ce moment là, je me lâche complètement.

Je rentre chez moi dans une espèce de halo heureux et bienveillant, je range mes produits dans mon frigo, je me cuisine un repas et demi, et je pense que l’affaire est dans le sac. Je me dis qu’enfin, mon frigo sera un havre de paix et une source de contentement.

Et puis un soir, je sors tard du boulot et j’ai la flemme.
Un midi, alors que je m’étais préparé un plat sympa, je mange au resto trop cool qui est à côté du bureau parce que ça me fait vachement envie.
Je vais boire beaucoup trop de bières pour un soir de semaine, et je m’écroule dans mon lit en rentrant. Même que je ne me démaquille pas, et ça, ça craint.
Je pars en week-end pendant quatre jours et dans mon enthousiasme débordant à l’idée de voir les copains, je délaisse complètement mon surplus de chou fleur / carottes /tomates cerise / fenouil.

Alors mon frigo entre en dépression.
Il se laisse mourir.
Et quand je m’en rends compte, je jette tout.
Ouais c’est moche.

Retour à la case départ.
Frigo vide, ventre qui gargouille, je n’ai plus aucune motivation aucune, pour rendre de sa splendeur et de sa superbe à mon frigo.

Je vais avoir 27 ans et je ne sais pas gérer mon frigo.
J’ai de sérieux problèmes.

Franchement, tu fais comment toi, pour gérer ta vie et ton frigo en même temps ?

La robe de Mariah Carey

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Je ne sais pas à quel moment j’ai pu sérieusement croire
que j’aurais beaucoup d’occasions de porter cette robe à paillettes dorées, 
mais elle et moi, on s’entend à merveille.

Et toi, tu fais des folies parfois comme ça, juste parce que « sur le coup, ça paraissait être une bonne idée » ?

Edit : Je l’ai portée quand même cette robe. Un peu.

Cet article fait partie des Vestiges Du Passé, parce qu’initialement, il a été posté ici, mais que je l’aimais trop. WE LEAVE NO MAN BEHIND.

RAGE – La Liste Des Choses Qui M’énervent.

Il y a tant de choses qui m’énervent.
Je viens aujourd’hui pour vous faire part de cette liste absolument non exhaustive, même si vous n’avez absolument rien demandé.

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Ca m’énerve d’être capable de faire mille fois le même trajet en me trompant toujours de direction à la même intersection.

Ca m’énerve, de ne pas réussir à me forcer à prendre rendez-vous chez la dermato. Et le dentiste. Et le médecin.

Ca m’énerve, de marcher dans la flaque de la salle de bain, celle à côté de la douche, juste après avoir mis mes chaussettes.

Ca m’énerve, de ne pas assez assumer mes goûts et mes choix.

Ca m’énerve, de ne pas me souvenir d’un mot que je l’ai sur le bout de la langue et qui en plus, n’a a priori aucune importance vitale. Ca me rend folle, littéralement. (et donc, après investigation, un pantalon de pêcheur constitué de bottes et de pantalon réunis, ça s’appelle un wader.)

Ca m’énerve, quand après une soirée où j’ai trop bu, je me rappelle de ce que j’ai pu dire, et que je me dis que je n’aurais jamais du me laisser aller comme ça.

Ca m’énerve, quand les gens dans le métro appuient l’intégralité de leur corps contre la barre pour ne pas tomber. Et que toi, du coup, t’es obligé de te contorsionner pour trouver une place pour ta main sans les toucher (parce que soyons honnêtes, toucher les autres dans le métro, c’est dégoutant.)

Ca m’énerve, de n’avoir de la répartie qu’entre 3 et 5h du matin, dans mon lit et surtout, toute seule.

Ca m’énerve, les gens qui ne savent jamais ce qu’ils veulent.

Ca m’énerve, de croire qu’il reste une compote pomme châtaigne dans le frigo, alors qu’en fait ben… non. Y’a plus rien à manger à part de la soupe moisie.

Ca m’énerve, le mascara qui dégouline dans les ridules sous les yeux, ou qui fait des tâches sur le fard à paupière appliqué avec amour et soin à peine 30 secondes plus tôt. Et que t’es déjà en retard, mais que selon ton nouveau mantra, « Mieux vaut arriver en retard que moche »

Ca m’énerve, de croire toujours aux mêmes bêtises, avec toujours cette même candide naïveté.

Ca m’énerve, quand j’ai super envie de dessiner, mais que je n’ai pas d’idées.

Ca m’énerve, quand malgré tous mes efforts et toutes mes précautions, j’arrive encore à flinguer mes vêtements blancs.

Ca m’énerve, d’être ultra motivée pour la journée suivante, quand je rentre chez moi le soir, et de me retrouver complètement dénuée de cette motivation une fois le matin venu.

Ca m’énerve, de faire des fautes d’orthographes. Et qu’on me le fasse remarquer, avec ce petit air moqueur, l’air de dire : « Madame grammar nazi, vous n’êtes qu’humaine après tout. »

Ca m’énerve, quand mes parents me disent qu’il passent leur week-end à skier sous un soleil éclatant alors que je m’apprête à rester dans la grisaille parisienne pour les mois à venir.

Ca m’énerve, de me faire insulter parce que je ne réponds pas au charmant « hey mad’moiselle ! » du paumé de l’angle de la rue de Lyon et de l’avenue Ledru Rollin, à 21h un samedi soir.

Ca m’énerve, quand je fais mon possible pour choisir et peser mes mots, mais qu’ils sont mal interprétés.

Ca m’énerve, quand on me demande si je suis dispo pour boire un verre, que je dis oui, et qu’on ne me répond plus après.

Ca m’énerve, de filer mon collant le jour où je l’achète.

Ca m’énerve, de ne pas avoir assez de force de caractère pour ne pas dépenser tout mon argent dès que je croise une jolie vitrine. Et de devoir galérer pendant des semaines après. Avec ma soupe moisie du coup.

Ca me met carrément en colère, de me rendre compte que je suis la seule responsable si je me retrouve dans des situations toutes pourries.

Et toi, qu’est-ce qui t’énerve ?

Cet article fait partie des Vestiges Du Passé, parce qu’initialement, il a été posté ici, mais que je l’aimais trop. WE LEAVE NO MEN BEHIND.